Le spectre qui hante l’Europe, c’est la décadence

Le Temps, 3 juillet 2009

Le philosophe et historien Marcel Gauchet est un des grands intellectuels français de notre époque. Il raconte la conversion de Nicolas Sarkozy au «modèle français» et analyse la «torpeur sans précédent» qui a saisi l’Europe.

Le Temps : Nicolas Sarkozy a été élu, en partie, sur sa dénonciation virulente du «modèle français». Aujourd’hui, il ne parle plus que de le «sauver». Comment comprendre sa volte-face ?

Marcel Gauchet : Elle s’inscrit dans un processus. Au départ, Sarkozy se présente comme le «banaliseur» en chef. Son idée, c’est d’aligner la France sur le modèle libéral standard et sur les préconisations de l’OCDE. C’est ce qu’il appelle la «rupture». Mais la campagne présidentielle lui a ouvert les yeux. Il a découvert le problème sous l’effet de la concurrence de Dominique de Villepin qui se réclamait, lui, de la filiation gaullienne. Il va alors chercher un préposé au modèle français, si j’ose dire. Ce sera son speechwriter, Henri Guaino. Son discours de campagne mêlera la rupture libérale et l’identité nationale, le Mont-Saint-Michel, Jeanne d’Arc, le plateau des Glières, tout un méli-mélo. Son coup de génie a été de saisir instinctivement l’écho de ce discours.

Une fois élu, il a pensé conduire la fameuse rupture à l’abri de ce paravent idéologique. Mais au bout de deux ans, le dispositif a montré ses limites. Les priorités se sont renversées. La «rupture» a disparu de l’agenda. Désormais, l’axe officiel est de sauver le modèle français, grâce à la réforme. Il ne s’agit plus de briser avec mais de le renforcer. C’est un parcours intéressant. La rupture sarkozyenne s’est enlisée dans une résistance d’ailleurs plus passive qu’active, car aucun mouvement social n’a eu beaucoup de succès. Sarkozy s’est «franchouillardisé».

Ce qui l’a sauvé, finalement, ce sont trois choses. D’abord sa présidence européenne, qui lui a conféré une sorte de leadership médiatique international, puis son mariage, qui a été une excellente idée en termes de communication. Mais surtout, et très paradoxalement, il a été sauvé par la crise. Elle lui donne l’occasion de déployer ses qualités personnelles, son esprit de décision, son pragmatisme, son absence complète de préjugés et une capacité indéniable à secouer les inerties bureaucratiques, où qu’elles soient. Ce sont les qualités qu’à peu près tout le monde lui reconnaît.

On a souvent du mal, à l’étranger, à comprendre ce qu’est le «modèle français». Comment le définir ?

L’expression est un abus de langage. Elle évoque une cohérence qui n’existe pas, mais elle recouvre des réalités, un ensemble de traits de culture qui se sont petit à petit agrégés. Le vrai mot qu’il y a derrière, c’est «République». Il représente une synthèse des héritages français, royaliste et étatiste, aristocratique et élitaire, clérical et intellectuel, une synthèse qui correspond à une mentalité très particulière, à base de foi dans les idées, et de croyance dans la capacité de la politique à transcrire ces idées dans la réalité. Elle se traduit dans une version de la démocratie très troublante pour un Britannique, un Allemand ou un Suisse.

Ce qui est décisif, à mon sens, c’est la façon dont la Révolution a investi l’Ancien Régime. Cela peut se résumer en disant: «Les Français veulent un roi qu’ils veulent guillotiner.» Ils ont une image monarchique du pouvoir, mais ils sont prêts à l’insurrection. La décapitation n’est jamais très loin du sacre.

En France, c’est connu, les gens attendent beaucoup de l’Etat, mais cette demande va bien au-delà des prestations de l’Etat providence auxquelles on la réduit trop facilement. Ils espèrent une doctrine, une direction, une vision d’avenir avec des objectifs ambitieux. D’une certaine manière, c’est ce que Sarkozy est en train d’essayer de construire, à retardement. Son projet initial de faire ce qui se faisait partout ailleurs n’était pas un projet pour la France. Il a été élu sur un malentendu, de ce point de vue. Faire comme les autres en Europe, faire comme les Pays-Bas, ou comme la Suisse, les Français ne se le formulent pas, mais au fond c’est bien ce qu’ils sentent: vous n’y pensez pas! Le seul pays avec lequel ils acceptent volontiers de se comparer, ce sont les Etats-Unis. Ils veulent faire la course en tête, montrer l’exemple. Sarkozy est obligé d’y venir à son tour.

Comment expliquer ce dédain français pour les petits pays ?

Le mot de dédain n’est pas le bon et le phénomène n’est pas propre à la France. En fait, l’Europe se divise en deux catégories. D’un côté, les ex-grandes puissances, de l’autre les petits pays. Il y a les puissances déchues, l’Italie, l’Espagne, pour qui l’Europe est une chance de se refaire, l’Allemagne, pour qui elle est le moyen de se laver de son passé. Et puis il y a les puissances nostalgiques de leur grandeur passée, la France, la Grande-Bretagne, qui disent oui à l’Europe, à condition qu’elle les serve dans leur projet de puissance. Les Français ont été les plus europhiles tant qu’ils avaient l’impression que l’Europe serait la France en grand. Aujourd’hui, ils ont compris que ce ne serait pas le cas et ça ne les intéresse plus. Pour les petits pays, en revanche, l’Europe est le moyen de ne plus subir, elle est l’instrument d’une neutralisation de la puissance. Or ils donnent le ton aujourd’hui. Ce sont eux – la Finlande, les Pays-Bas, la Suède, etc. – qui ont trouvé les recettes qui font florès. Regardez le Danemark et sa flexicurité !

Ce clivage a-t-il quelque chose à voir avec le désenchantement qui se manifeste vis-à-vis de l’Europe ?

Evidemment. Mais ce scepticisme a des racines encore plus profondes. Jusqu’à une date récente, le milieu des années 1970 environ, l’Europe reste le continent qui a des idées pour tout le monde. Puis il y a une sorte d’ébranlement géologique, de remuement des profondeurs qui nous fait entrer dans la période actuelle, avec la crise du modèle d’économie mixte. Sur le plan intellectuel et moral, le débat public continuait de s’inscrire dans la grande problématique ouverte par la Révolution française: l’émancipation du genre humain comme aboutissement de l’histoire universelle. C’était l’axe d’interprétation de la vie sociale tout entière, y compris dans l’art. Or ce socle s’est littéralement désagrégé en très peu d’années. La génération de 68 a été la dernière à vivre dans cette perspective.

Aujourd’hui, le socialisme démocratique est rattrapé à son tour par cette lame de fond. Les dernières élections européennes l’ont vérifié à l’échelle du continent: le socialisme comme projet collectif de construction d’une société différente ne veut plus dire grand-chose. Parallèlement, la droite ne s’est pas moins transformée. Les doctrines traditionalistes et conservatrices sont à peu près mortes. L’exaltation de la paysannerie, des communautés naturelles, de l’autorité patriarcale, ne parle plus à personne. Le pan-capitalisme a complètement pris le dessus dans les têtes de droite. Cela signifie qu’il n’y a plus de débat politique fondamental entre révolutionnaires et réactionnaires. C’est dans ce contexte que le modèle américain s’est imposé comme le seul horizon de référence.

Vous êtes très dur dans votre critique de l’effondrement intellectuel, de cette «torpeur sans précédent» qui s’est selon vous emparée de l’Europe…

C’est la réalité qui est dure, pas moi ! Je ne critique rien, je me borne à constater. Tout ce qui a formé la conscience européenne depuis deux siècles s’est écroulé sans laisser de trace. Ce continent qui a tellement investi dans la pensée, dans la culture, dans l’art, a perdu cette force métaphysique. Les Etats-Unis restent portés par l’esprit de religion, pas les Européens. Ils sont sous le coup d’un aplatissement matérialiste de l’existence qui n’est pas particulièrement exaltant. Le sentiment qui domine, du reste, c’est la déprime collective. Les Européens sont pour ainsi dire sortis de leur histoire, et la France tout particulièrement. Elle avait l’ambition, comme disait Michelet, de jouer «l’éclaireur du genre humain». Ce langage fait rire aujourd’hui. On n’ose pas trop employer le terme de «décadence», parce qu’il fait très ringard, mais c’est à quelque chose de ce genre que les gens pensent. Le spectre qui hante l’Europe, ce n’est plus le communisme, c’est la décadence.

Y a-t-il un moyen d’en sortir?

Oui, parce qu’il s’agit d’une crise, et non d’une décadence. Sauf qu’il y faudrait une réinvention complète et une mobilisation intense des énergies, qui ne sont pas au programme. Les circonstances ne nous poussent pas, l’épée dans les reins, à sortir d’une situation qui est vécue comme spirituellement déplorable, mais matériellement confortable. Nos ancêtres vivaient dans le combat, le sentiment d’urgence, le dos au mur. Souvenez-vous: «Debout les damnés de la terre». Cette rhétorique parlait, elle n’a plus de sens. Aujourd’hui, grâce justement aux progrès accomplis, les gens peuvent se permettre de se dire, à propos de la crise, «c’est un mauvais moment à passer, on verra après les vacances»… C’est pour cela que cette situation peut durer. Mais j’en doute, parce que je crois à l’Histoire. Dix siècles d’une inventivité extraordinaire ne s’effacent pas en quelques années. L’Europe a d’énormes atouts. Elle est le continent le plus ouvert sur le monde, le moins ethnocentrique, le mieux adapté, en fait, aux conditions de la mondialisation. Les conditions d’un rebond existent. Il ne manque que la volonté de s’en saisir.

15 commentaires:

Alain Cocarix a dit…

Merci pour votre site et vos articles !

blog :
Une histoire de bout en bout innovante,
au-delà de l'Extrême Contemporain,
qui émerge du limbe des enfants d'internet
pour s'embarquer vers le devenir historique.

BA a dit…

Dans toute l’Union Européenne, quel est le taux de participation aux élections européennes ?

En 1979, le taux de participation aux élections européennes était de 61,99 %.
En 1984, le taux de participation aux élections européennes était de 58,98 %.
En 1989, le taux de participation aux élections européennes était de 58,41 %.
En 1994, le taux de participation aux élections européennes était de 56,67 %.
En 1999, le taux de participation aux élections européennes était de 49,51 %.
En 2004, le taux de participation aux élections européennes était de 45,47 %.
En 2009, le taux de participation aux élections européennes était de 43 %.

http://www.elections2009-results.eu/fr/turnout_fr.html

Quand on regarde le graphique ci-dessus, on constate que plus on fait l’Union Européenne, plus les électeurs s’abstiennent.

Le divorce entre l’Union Européenne et les électeurs est consommé.

L’idée européenne est morte.

Anonyme a dit…

@ BA : ce n'est pas l'idée européenne qui est morte, je crois. Ce sont les "Européens", qui ne se sont jamais représentés comme tels.
Je suis 100% d'accord avec la conclusion de Marcel Gauchet : " 10 siècles d'inventivité ne s'effacent ps en quelques années... L'Europe a d'énormes atouts." Le tout est d'espérer que ceux qu'on a agglomérés de force sous son drapeau finissent par croire en leur communauté. Et ça, ça risque d'être difficile vu la manière dont leurs édiles ont évité de dire au nom de quelle communauté ils les aggloméraient.

Serge Rivron : http://srivron.free.fr

Anonyme a dit…

Je crois que le drame de l ' europe et plus largement des etats c est qu à force de vouloir plus ou moins consciemment désinvestir les peuples et les individus qui les composes de leur conscience politique.. le citoyen n 'est plus, il ne ressent plus la republique... Alors il se rassures en disant " je m en fous de la politique" ( c est quoi au juste la politique ? mais au fond de lui , il a peur, et cela engendre de la violence...

Frédéric Gibrat
frederic.gibrat@actis.fr

Anonyme a dit…

"Elle est le continent le plus ouvert sur le monde, le moins ethnocentrique, le mieux adapté, en fait, aux conditions de la mondialisation.". Bref, la mondialisation est un horizon indépassable. Il faut donc s'y adapter et c'est très précisément ce que voulait faire NS (" Son idée, c’est d’aligner la France sur le modèle libéral standard et sur les préconisations de l’OCDE. C’est ce qu’il appelle la «rupture»).

BA a dit…

Il n'y a pas de peuple européen.

Le peuple européen n'existe pas.

A partir de là, l'Union Européenne telle que nous la connaissons est condamnée à l'éclatement.

Le plus tôt sera le mieux.

Après l'éclatement de l'Union Européenne, après la mort de l'euro, nous pourrons reconstruire une autre Europe.

Par exemple : l'Europe des Etats.

FB a dit…

l'Europe des états? Des patries?
100 millions de morts entre le premier août 1914 et le huit mai 1945 !
Non merci! Nous avons déjà donné. Quel sens peut avoir l'idée de Nation sur un continent comme l'Europe où dès que l'on trace une frontière on crée des minorités nationales?

GMR a dit…

Buscas en Roma a Roma oh peregrino
Y en Roma misma a Roma no la hallas
Cadaver son las que ostento murallas
Y tumba de se proprio el Aventino

Yace donde reinaba el Palatino
Y limadas del tiempo las medallas
Mas se muestran destrozo a la batalla
De las edades que Blazon Latino

Solo el Tibre quedò, cuya corriente
Si ciudad la regò, ya sepoltura
La llora con funesto son doliente

Oh Roma, en tu grandeza, en tu hermosura
Huyo lo que era firme y solamente
Lo fugitivo permanece y dura.

BA a dit…

FB a dit : " l'Europe des états? Des patries?
100 millions de morts entre le premier août 1914 et le huit mai 1945 ! "

Et avant 1914 ?

Combien de milliards de morts ?

La nation, c'est la guerre !

Ben voyons !

Si la guerre existe depuis quelques dizaines de milliers d'années, c'est la faute à la nation !

Cet argument est grotesque.

La nation, c'est la guerre : exemple typique de terrorisme intellectuel.

Anonyme a dit…

Juste une phrase de M. GAUCHET, dans ce texte, qui me fait bondir:
" l'émancipation du genre humain serait la grande problématique ouverte par la révolution française"

Quelle lecture naïve de cette révolution française !!!

Notre révolution chérie, dont nous sommes si fiers, n'est en réalité que la prise de pouvoir brutale du capitalisme (les bourgeois) au détriment d'un système certes imparfait (l'aristrocatie), par la manipulation du peuple (qui n'y a rien gagné).

Nous français, peut-être plus encore que les anglais, avons précipité le monde sous la domination de l'ARGENT comme seule et unique valeur universelle.

Comment saurons nous faire machine arrière et placer autre chose au dessus ?

Hors l'Islam, je ne vois de force morale suffisante pour y parvenir... quel affreux choix en vérité !

Anonyme a dit…

Merci pour votre analyse qui pourrait sembler complète si on y ajoutait le "travail alloué" à notre président par des intérêts autres que Franco-Francais.
En 1977, Pal Sarkozy (Papa de Nicolas) se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis.
Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique.
Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent.
Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important.
Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.
Programmes dispensés à plusieurs de responsables politique au pouvoir en Europe et dans quels desseins ?
Pour toute réponse, regardez le fait de l'intégration de l'OTAN, sans consultation citoyenne, qui n'est la partie visible de l'iceberg.
Pour la Franco-franchise, comme je me plais à le répéter : méditez, sachez qui infuse.
Nous n'en sommes qu'au début.

Michel Piquet a dit…

D'où Anonyme tient-il donc que nous sommes si fiers de notre Révolution?
Quant à affirmer que la révolution a été le triomphe du capitalisme, il faudrait commencer par établir que la Déclaration de 1789 est bien ce qu'en a dit Marx: un manifeste de l'égoisme individualiste
Pour tout cela j'aimerais qu'il me précise ses raisons.
A sa disposition sur droitshumainsphilosophie@over-blog.com

Anonyme a dit…

@Michel Piquet
Le fruit visible de la révolution reste la déclaration (vous savez, celle qui fait de nous tous des consommateurs libres et égaux en droits), partout chérie comme une référence intouchable.

C'est pour celà que j'écrivais plus haut que nous sommes fiers de notre révolution.

ceci étant dit, j'ai fait un tour sur votre blog.
Tout ceci est très intéressant, vraiment.

malheureusement, je vais m'abstenir de polluer votre blog, car voyez vous, je présente un défaut majeur, une tare impardonnable qui m'enlève toute place dans notre belle société :

considérant que l'être humain est (sauf rarissime exception) médiocre et inapte à comprendre ce qui est bon pour lui, je pense que la démocratie est un mal (ne me citez pas Churchill svp).

Dès lors, l'axiome initial m'apparaissant faux, toute discussion ultérieure sur les sujets qui vous préoccupent présente à mes yeux autant d'utilité que la sculpture sur fumée.
cordialement quand même,

v0trepublique a dit…

Cher Anonyme,
Les institutions sont justement là pour prévenir la faiblesse des hommes.
Vive la République.

cordialement

michel piquet a dit…

@anonyme
Non moins cordialement.
La Déclaration de 1789 est si peu une référence intouchable qu'on s'est acharné à tenter de lui en substituer plusieurs autres. Celles-ci ont eu toutes au moins un point commun: supprimer la déclaration d'une liberté et d'une égalité innées ("les hommes naissent et demeurent...").
Autant de sabotages, par conséquent. Les uns et les autres ont dépensé une énergie considérable à lutter contre la fumée...
Très modestement, je lis ce qu'on appelle "la Révolution française" -Terreur comprise- comme la succession de diverses tentatives pour refermer la boîte de Pandore de 1789.Pour refouler l'acte manqué de la Déclaration.Je n'oublie pas que les babouvistes eux-mêmes se sont réclamés de la Déclaration de 1789. Par comparaison,les contre révolutionnaires (Burke et Maistre) me paraissent dérisoires.
Quant à savoir si les "droits" de l'homme (qui ne se confondent pas avec la démocratie) supposent la bonté humaine, ou ont une valeur de vérité, je n'ai jamais compris en quoi. Les "droits" de l'homme sont autant de prescriptions d'ordre technique (non rétroactivité des lois pénales, séparation des pouvoirs, liberté d'expression, fiscalité proportionnelle et progressive,reddition de comptes par les agents publics etc.)qui sont des règles de gestion de la collectivité.Ceci ne préjuge en rien de la probité ou de l'imbécillité des membres de celle-ci. Pas plus que la notice de montage d'un meuble Ikea.Qu'on ne suive pas le mode d'emploi ne vaut pas réfutation de celui-ci. On peut essayer autre chose que les "droits" de l'homme; on ne s'en est pas privé... on a vu. Et ce n'est pas beau chez ma voisine qui monte ses meubles sans notice, mais elle vit très bien comme cela...Ce n'est pas non plus le mode d'emploi "droits" de l'homme ou démocratie qui va me dire si les O.G.M. sont dangereux. Ils nous proposent "seulement!" un type d'organisation du social qui garantirait, entre autres choses, une recherche scientifique libre et égalitaire sur le sujet (cf. Lyssenko).

Michel piquet

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